vendredi 16 mai 2008

Petite Pause

Un petite pause pour quelques jours, pour quelques instants. Mais je vous garde, affectueusement, une place dans ma petite tête,

Je vous laisse deux vidéos, deux musiques, deux sentiments opposés. Douceur mélancolique et joie de vivre.

J'espère que vous aimerez la chanson, ci-dessous, et ressentirez une émotion aussi forte que la mienne en l'écoutant . (C'est la version que je préfère interprétée par Vincent Delerm à La Cigale avec Jeanne Cherhal et Albin de la Simone)





(Extraits)
J'aime les gens qui tremblent
Que parfois ils ne semblent
Capables de juger
J'aime les gens qui passent
Moitié dans leurs godasses
Et moitié à côté

J'aime les gens qui n'osent
S'approprier les choses
Encore moins les gens
Ceux qui veulent bien n'être
Qu'une simple fenêtre
Pour les yeux des enfants


J'aime les gens qui doutent
.......
Et qu'on ne les malmène
Jamais quand ils promènent
Leurs automnes au printemps
(Paroles : Anne sylvestre)


Et pour vous tenir compagnie, pendant mon absence, ce charmant petit garçon et sa gaité contagieuse.


Franck "Sugarchile" Robinson - Caldonia - 1946


jeudi 15 mai 2008

Tango Tango


Pour vous, (et aussi parce que j'aime le tango), deux "vidéos-Tango"

Ne vous laissez pas décourager par le ton insolite du texte récité au tout début de la 1er vidéo ...et par le baillement du jeune homme (sourire) passée la 1er minute, "éprouvante" (sourire) le reste est très agréable à regarder et à écouter pour qui aime le tango.

Le tango ...... « c'est d'abord une façon de marcher qui devient une danse, une façon de parler qui devient un chant, une façon de rêver qui devient poésie, les battements du coeur, l'enclume, les cloches, le baiser et le vent qui deviennent musique ».Horacio Ferrer

Horacio Ferrer, ce grand poète (qui est proposé pour le Prix Nobel de littérature), historien, voyageur infatigable
et Président, dès sa création en 1990, de l'Académie Nationale du Tango de l'Argentine
.



La danse est le plus sublime, le plus émouvant, le plus beau de tous les arts,

parce qu'elle n'est pas une simple traduction ou abstraction de la vie

c'est la vie elle-même. (Henry Havelock Ellis)




mercredi 14 mai 2008

Mots perlés




L'amour ne se conclut pas, comme un marché.
L'amour, c'est un oiseau.
Imprévisible,
fantasque.
Fragile aussi,
et périssable.

Et cet oiseau, pourtant,
d'un seul battement d'ailes,
allège nos existences
de tout le poids de l'absurdité.
(Louise Maheux-Forcier.)

lundi 12 mai 2008

Instant poétique: partir


Partir, n'est pas seulement s'éloigner vers d'autres contrées mais une façon de vivre qui est bonne pour soi, qui enlève nos chaînes ( qui peuvent prendre tant d'apparences)

Partir!

"Aller n'importe où, vers le travail, vers la beauté ou vers l'amour !
Mais que ce soit avec une âme pleine de rêves et de lumières"(Cécile Chabot)

et "Raccomoder, s'il le faut, nos coeurs
comme des voiles trouées"
"(Cécile Chabot)




Partir !

Aller n'importe où, vers le ciel ou vers la mer,
vers la montagne ou vers la plaine !
Partir !
Aller n'importe où, vers le travail, vers la beauté ou vers l'amour !
Mais que ce soit avec une âme pleine de rêves et de lumières,
avec une âme pleine de bonté, de force et de pardon !

S'habiller de courage et d'espoir,
et partir,
malgré les matins glacés, les midis de feu, les soirs sans étoiles.
Raccomoder, s'il le faut, nos coeurs
comme des voiles trouées, arrachées au mât des bateaux.
Mais partir !
Aller n'importe où
et malgré tout !

.... accomplir une oeuvre !
Et que l'oeuvre choisie soit belle,
et qu'on y mette tout son coeur,
et qu'on lui donne toute sa vie.

Cécile Chabot
(poésie manège d'étoiles)

dimanche 11 mai 2008

Interlude: L' inventaire des baisers


J'aime bien le chanteur Aldebert, son univers musical (Observateur de notre quotidien et de notre société, il manie humour, ironie et naïveté enfantine.)

Pour vous et pour tous ceux (celles)qui seraient un peu tristes aujourd'hui...un moment de gaité légère.


Aldebert-L'inventaire

Aldebert a sorti un nouvel album : ‘Les Paradis disponibles. Un peu plus mûr, sérieux mais dans lequel on retrouve la même empreinte naïve et tendre.

vendredi 9 mai 2008

Regard en flâneries: Le mois de Mai


Je vais sortir les tables

et faire classe
à l'ombre des platanes-> .......




Le mai le joli mai en barque sur le Rhin
Des dames regardaient du haut de la montagne
Vous êtes si jolies mais la barque s'éloigne
Qui donc a fait pleurer les saules riverains



Or des vergers fleuris se figeaient en arrière
Les pétales tombés des cerisiers de mai
Sont les ongles de celle que j'ai tant aimée
Les pétales flétris sont comme ses paupières



Sur le chemin du bord du fleuve lentement
Un ours un singe un chien menés par des tziganes
Suivaient une roulotte traînée par un âne
Tandis que s'éloignait dans les vignes rhénanes
Sur un fifre lointain un air de régiment



Le mai le joli mai a paré les ruines
De lierre de vigne vierge et de rosiers
Le vent du Rhin secoue sur le bord les osiers
Et les roseaux jaseurs et les fleurs nues des vignes

Guillaume Apollinaire (1880 - 1918)

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